C’est pas trop tôt !

On commence ENFIN à entendre parler d’une évolution de la législation concernant le don d’ovocytes en France. Il reste encore de la marge avant que la France ne rattrape son énorme retard par rapport à certains autres pays européens, mais ce serait déjà un début :

Le don d’ovocytes bientôt ouvert aux femmes n’ayant pas d’enfant

Afp | 24 Janvier 2011 17h49

La commission spéciale sur la bioéthique pourrait proposer que le don d’ovocytes ne soit plus réservé aux femmes qui ont déjà eu un enfant, comme c’est le cas actuellement, a déclaré lundi son rapporteur, le député UMP Jean Leonetti.

Pour favoriser l’assistance médicale à la procréation avec dons d’ovules, la commission prévoit de supprimer l’une des conditions actuellement imposées à ce type de dons : celle d’avoir déjà eu au moins un enfant.

Une telle disposition, si elle était adoptée cette semaine en commission et, en séance à l’Assemblée, lors de la discussion du projet de loi sur la révision des lois de bioéthique à partir du 8 février, serait une solution à la pénurie d’ovules.

En effet, selon l’Agence de biomédecine, 2.000 femmes stériles auraient besoin, chaque année, en France de dons d’ovocytes, mais seulement 500 seraient disponibles annuellement.

La loi de bioéthique de 1994 fixe les principes généraux du don d’ovocytes. Comme pour le don de gamètes, le don doit être volontaire, anonyme et gratuit.

La donneuse doit être âgée de moins de 36 ans et avoir eu déjà au moins un enfant.

Selon Jean Leonetti, cette dernière condition fait que la plupart des ovocytes sont donnés par des femmes de plus de 30 ans dont les cellules reproductrices seraient de moins bonne qualité.

Le député UMP souhaite aussi que l’on garantisse aux femmes donneuses la conservation par vitrification de leurs propres ovocytes afin de remédier à d’éventuels problèmes de fertilité ultérieurs.

Deuxième bonne nouvelle :

L’anonymat des dons de gamètes (sperme ou ovocyte), dont la levée devait être une des mesures phare du projet sur la révision des lois de bioéthique, devrait être maintenu, a déclaré lundi à l’AFP le rapporteur de la commission spéciale sur la bioéthique à l’Assemblée.

« Une majorité va se dégager pour garder l’anonymat », a estimé l’élu à propos de la commission spéciale qui doit se réunir cette semaine à l’Assemblée, avant l’examen en séance, à partir du 8 février, du projet sur la révision des lois de bioéthique.

La commission spéciale devrait déposer un amendement de suppression de la mesure inscrite dans le projet de loi, dont la précédente ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, était une ardente partisane.

(encore une preuve de sa grande intelligence… mékelécon !)

Pour Jean Leonetti, « l’anonymat et la gratuité doivent rester à la base du don ». « Dans le don de gamètes, il n’y a pas d’histoire comme dans le cas de naissances sous X », ajoute-t-il, en faisant également valoir que les Cecos, les banques du sperme, craignent une baisse des dons en cas de levée de l’anonymat.

Le député remarque aussi qu’en Suède, où la levée de l’anonymat a été décidée en 1985, « il n’y a pas eu de hausse notable des demandes d’origine ».

Par contre, le nombre de dons a considérablement baissé…

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

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