En pleine face

Quelques jours… Un peu plus d’une semaine en fait, pour digérer ce premier rendez-vous avec notre nouvelle gynéco.

Je ne sais pas comment décrire la claque que j’ai pris en sortant de son cabinet.

Concernant notre parcours qu’elle a qualifié de « job à plein temps », elle est restée perplexe devant la cadence des traitements et surtout devant la succession des échecs. Et la conclusion après que je lui aie détaillé toutes les étapes (les 6 IAC, les 5 Fiv et la Fiv don) : aucun début de grossesse en 5 ans de traitements successifs (en dehors d’un oeuf clair soldé par un curetage, donc rien de concret, « même pas une fausse couche »…). Bon on était au courant, mais de l’entendre de la bouche d’un docteur expert en don d’ovocytes, ça fait tout drôle.

Concernant notre parcours de don, elle nous a posé des questions auxquelles on a été incapables de répondre, à propos de la donneuse principalement, et de certaines pratiques de la clinique. Beaucoup de remise en question…

Elle ne connait pas la clinique que nous avons choisie, donc elle s’interroge et nous interroge, et du coup on s’interroge aussi

…concernant nos choix. Jusqu’ici nous étions en roue libre, on avançait comme on pouvait, sans appuis, sans guide, sans se poser (trop) de questions et en pensant faire pour le mieux.

Ce n’est pas facile de réaliser qu’on a « la tête dans le guidon » depuis 5 ans, qu’on ne s’est pas toujours posé les bonnes questions, qu’on a perdu énormément de temps et d’énergie, qu’on a peut-être été trop confiants, pas suffisamment exigeants…

A présent, on a un guide, on n’est plus seuls et on est rassurés de pouvoir s’appuyer sur quelqu’un qui sait de quoi on parle.

Pour la  première fois depuis 5 ans, on ne nous parle plus seulement de traitements, de Fiv ou d’échos, mais on nous demande aussi comment on fait face à tout ça, comment on le vit au quotidien, on nous écoute, on nous conseille. Pour nous c’est un bouleversement, on n’est pas habitués à ça.

Après cet échange à la fois violent et constructif (ou reconstructeur) j’ai envie de me laisser porter, de ne plus avoir à supporter le poids écrasant de ce fardeau.

Au niveau des examens, on a déjà un dossier solide, mais elle veut faire son propre diagnostic à partir de ceux qu’elle nous a demandé de (re)faire. Je reviendrai dessus dans un prochain article, avec les suites de cet entretien, ses répercussions sur notre départ que l’on avait programmé pour début avril et qui va devoir être repoussé pour essayer d’y voir plus clair.

A partir de maintenant, il faut réapprendre à prendre notre temps.

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2 commentaires pour En pleine face

  1. irouwen dit :

    Pour nous cette rencontre a été déterminante, tu le sais.
    Alors j’espère que pour vous, cela soit le cas aussi, en tout cas je le souhaite ardemment.
    Alors oui, il faut se laisser accompagner par un gynécologue compétent.
    « Être accompagner » c’est le maitre mot dans cette douloureuse épreuve.

  2. nat dit :

    je trouve ça très important d’être face à un docteur qui se soucie, humainement parlant, des personnes qu’il a en face de lui, et pas seulement de leur dossier et résultats médicaux…
    cela ne peut être que bénéfique pour vous de savoir que vous pouvez vous reposer sur quelqu’un de confiance, cela enlève un (tout petit) peu de ce poids qui pèse sur vos épaules…
    biz

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