Enfants du don

J’ai pu regarder le documentaire d’Arte donneur anonyme, en replay.
Il est assez troublant…
Perso j’ai trouvé le donneur attachant, bien qu’il soit un peu barré et complètement en marge.

J’ai été émue par cette grande fratrie, qui se découvre plein de ressemblances, et qui grâce à cette rencontre avec ce donneur « heureux et insouciant » a pu aller au bout de sa quête d’identité. Les liens et l’histoire qui les unit… Et je n’ai pas pu retenir mes larmes (ah les hormones !!!!) au témoignage d’une des mamans tellement émue par le bouleversement dans la vie de son enfant…

Je me suis dit que si nous parvenons à avoir un enfant issu d’un don d’ovocytes ou d’un double don, il n’aura pas cette opportunité d’en savoir plus sur ses origines génétiques. Ca m’a attristée. Même si j’ai déjà réfléchi à tout ça, écouter le témoignage d’enfants du don en âge de témoigner et de s’interroger m’a encore un peu plus ouvert les yeux.

Et en même temps, est-ce que nous avons le choix ? Nous connaissons si peu d’informations concernant les personnes qui auront rendu son existence possible. Leur âge, leur taille, la couleur de leur peau, de leurs yeux et de leurs cheveux, et c’est tout.

On sait déjà qu’on veut expliquer à cet (ces ?…) enfant dès son plus jeune âge comment il a été conçu, d’où il vient, et pourquoi nous en sommes arrivés là. Et ensuite ?…

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7 commentaires pour Enfants du don

  1. Marie dit :

    J’ai beaucoup réfléchi bien sûr à ces questions… au début je voulais absolument que mes enfants puissent avoir accès à leurs origines biologiques, j’étais même opposée au don. J’en avais parlé à mon père qui est de père inconnu (vieille méthode) et je ne comprenais pas que lui, qui avait souffert de ne pas connaître son père, pouvait être pour l’anonymat du don. Et il m’a alors répondu: « mais chérie, je n’ai pas souffert de ne pas connaître mon père, j’ai souffert d’avoir été élevé par une mère et un beau-père qui ne m’ont jamais considéré comme leur fils à part entière. D’avoir été élevé par des cons ».

  2. Marie dit :

    Et comme j’étais dans le coltar ces derniers jours, je ne t’ai même pas envoyé mes pensées suite au transfert. Mais j’ai beaucoup pensé à toi, j’espère comme toutes les autres un beau PLUS avec un super taux INDISCUTABLE! D’ici là, bonne attente, Bisous

    • loLo dit :

      Ne t’inquiètes pas Marie, j’ai bien compris qu’il se passait quelque chose en ne voyant rien sur ton blog… encore une fois, je t’envoie tout mon courage pour la suite ! bisous

  3. LBL dit :

    Pas facile d’écrire, car j’ai eu la chance de ne pas connaitre ce que tu vis. Mais ce sujet m’a toujours touché et j’espère vraiment que tout se passera bien pour vous 2.
    J’ose tout de même te donner une vision différente, celle d’une donneuse (il ne s’agit que mes sentiments et pas d’une généralité).
    Dans ma tête, je me dis que je n’ai fabriqué que des ovocytes et c’est la porteuse qui va en faire un enfant. C’est elle va devenir la mère, qui va « transformer » cet ovocyte et en faire un enfant. C’était important dans ma démarche, sinon je n’aurai jamais pu faire ce don. Je n’ai pas donné mon enfant. J’ai essayé de donner une chance à un couple de devenir parent, j’ai donné une cellule, pas un fétus. Je n’ai pas été enceinte et je n’ai pas porté ce futur enfant (?), pour moi ces éléments étaient essentiels physiologiquement. Je ne sais absolument rien des suites de ce don. Des fois j’aimerais savoir si un couple a eu la chance d’avoir un enfant ou pas, mais après trop de questions viennent et je préfère ne pas savoir.

    • loLo dit :

      Coucou ! Merci pour ton témoignage ! En fait je partage ton avis sur toute la ligne, je ne suis pas passée par là mais je partage le point de vue du côté « donneur/donneuse » et j’étais fermement pour l’anonymat au tout début de mon parcours (maintenant je suis partagée… surtout vis à vis de l’enfant qui est le principal intéressé). C’est donc du côté de l’enfant lui-même que je m’interroge…
      Je suis d’accord, la « receveuse » va porter l’enfant et va même lui transmettre un tout petit peu de son patrimoine génétique via le placenta, c’est ce qu’on appelle le « microchimérisme ». Elle va l’élever, l’aimer, le protéger, le voir grandir et le suivre toute sa vie. Mais quand est-il de l’enfant lui-même ? Comment va-t-il se construire en sachant (car je pense qu’il faut qu’il le sache) qu’il a été conçu grâce au don de gamètes d’un(e) inconnu(e) ? J’ai ces questions depuis longtemps dans la tête…
      Les lois en vigueur font que pour le moment, l’enfant n’a pas le choix, et dans notre clinique espagnole, les dons sont strictement anonymes. Alors la question se règle d’elle-même…Je comprends ton désir de savoir si le don qui tu as fait a permis à un couple d’avoir son enfant, et j’imagine que ça doit être ambigu même si au départ les choses sont claires… en tout cas, que ça ait marché ou non, c’est le geste que tu as fait qui est louable… (est-ce que je peux encore dire un grand « merci » ?!)

      • Miss dit :

        Les choses sont peut être sur le point de changer, une personne va faire une requête devant la cour européenne des droits de l’homme pour revoir la question de l’anonymat complet en France, c’est une française mais si elle gagne ça peut impacter aussi les autres pays européens. J’ai vu ça ici sur le facebook de PMAnonyme : https://www.lepotcommun.fr/pot/whmkeuk6

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