La quête du Graal

Hier, je suis allée voir mon tonton chez qui je n’étais pas allée depuis 20 ans. La vie qui passe, la distance qui nous sépare, et puis les retrouvailles.

J’ai aussi retrouvé mon cousin qui marchait à peine la dernière fois que je l’ai vu, et qui aujourd’hui a deux adorables petites filles. L’une a 9 mois, l’aînée un an de plus. Elles sont belles à croquer, adorables et très sociables.

Je m’aperçois que je suis de plus en plus « à l’aise » avec les bébés. Je dis ça parce que ça n’a pas toujours été le cas… comme si le fait de ne pas avoir moi-même enfanté me rendait moins apte à m’occuper des enfants des autres. Des êtres fragiles que mon inexpérience rendent encore plus fragiles. Comme si l’absence de l’enfant tellement désiré rendait les autres enfants inaccessibles à mes yeux, hors de ma portée.

Comme si je m’interdisais de ressentir le bien-être de sentir un bébé contre moi.

En serrant sa petite main potelée, en lui donnant le biberon, en observant son visage plein de mystères et plein de douceur, une foule de sentiments et d’émotions m’envahissent et me laissent sans voix.

Et si un jour ça m’arrivait ? Et si ça n’arrivait pas…

Hier je me suis sentie en paix avec ce bébé dans les bras, je me suis autorisée à profiter de l’instant.

Comme si pendant quelques instants, hors du temps, j’avais touché du doigt l’inaccessible étoile.

main de bébé

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7 commentaires pour La quête du Graal

  1. Mon petit trésor dit :

    Ce devait être un moment fort, précieux. Je ne trouve pas facile non plus « d’approcher » un bebe. C’est trop d’inconnu et je sens toujours le regard de louve de la mère prête à me l’arracher au moindre faux pas. Ca me rend maladroite, mal à l’aise. Alors là ce moment à toi, c’est chouette. J’aime beaucoup ta dernière phrase. Allez bientôt ce sera le tien ! Baisers

    • loLo dit :

      Moi aussi je me trouve maladroite, j’ai pourtant eu tant de fois l’occasion de m’occuper de bébés : j’ai une dizaine de nièces et neveus, j’ai gardé un enfant tous les après-midi dès sa naissance jusqu’à ce qu’il aille à l’ecole, j’ai été fille au pair pendant 1 an et quasiment tou(te)s mes ami(e)s ont des enfants. Mais tout ça, c’était AVANT… L’infertilité m’a fait perdre confiance en moi et a surtout rendu difficile cette relation empreinte de désir inassouvi… Bises à toi !

  2. nat dit :

    ton billet me met les larmes aux yeux…..car avant d’être maman je ne portais jamais aucun bébé,peur de mal faire, malheureuse que ce ne soit pas le mien, envieuse aussi parfois……
    tes écrits me ramènent quelques années en arrière, si seulement je pouvais t’amener en avant vers mon désormais sportif mais tendre quotidien….
    biz

    • loLo dit :

      Je ressens les mêmes sentiments mais j’ai l’impression (ou peut-être le désir ?) que ça change. J’avoue que c’est la maman qui m’a mis la petite dans les bras, j’en suis pas encore à les prendre de moi-même. J’ai encore beaucoup de mal avec les femmes enceintes mais je n’ai plus peur de mes réactions en présence de bébes… C’est un début vers l’acceptation peut-être, enfin je voudrais…
      Merci pour ton empathie qui me touche énormément ma petite Nat, vraiment…
      Bisous

  3. Marie dit :

    Tu seras merveilleuse avec tes enfants qui, d’une manière ou d’une autre, viendront. Un combat tel que le tien doit prendre fin, avec toutes les solutions qui existent, tous les spécialistes qui nous entourent, tout l’amour qu’on a à donner… ça va prendre fin. Chaque jour te rapproche de cette résolution.
    J’ai toujours adoré m’occuper des bébés, maintenant j’ai un petit peu de peine à le faire naturellement. Mais je dois t’avouer que les moments les plus durs, c’est quand mon mari porte un bébé. Je le vois tellement à l’aise, tellement content et je me dis que s’il avait épousé quelqu’un d’autre c’est son bébé qu’il porterait… Ah, la culpabilité…
    Je voulais te poster mes encouragements et puis je m’enlise! Suis très optimiste pour les autres, un peu moins pour moi, mais je crois qu’on est toutes pareilles et que tu me pardonneras;)

    • loLo dit :

      Oui on est toujours plus confiantes pour les autres que pour soi-même… D’ailleurs ce que tu me dis est très gentil et ça me touche, mais j’ai du mal à me projeter en tant que mère, ça me parait tellement improbable…
      Moi aussi j’ai de la peine quand je vois mon homme avec les enfants, il les aime tellement, comme le tien il est très à l’aise et heureux en présence d’enfants…
      Je sais qu’on ne contrôle pas ses sentiments mais tu n’as pas à culpabiliser. Maintenant que vous êtes en parcours de don, plus rien ne pourra vous empêcher d’être parents… Même si ça n’a pas marché la première fois, ça marchera… j’en suis sûre !

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